Virginie Linhart, un entretien à propos de L’effet maternel (Flammarion, 2020) | (Oh les beaux jours !, 2020)

https://Série Journal d’un autre, © Frédéric Lecloux / Agence VU’

((Faire avec, en confinement) A l’instar du Printemps du livre de Grenoble, la belle équipe du festival Oh les beaux jours ! a imaginé une version distante. Très heureux d’y avoir contribué, par trois fois. cet entretien avec Virginie Linhart, dont le très beau livre "L'effet maternel" (Flammarion, janvier 2020), traite selon des modalités documentaires une histoire familiale intime pour en faire un "autodocumentaire" à la fois touchant et au pouvoir générique, universel.

Claro, à propos de La maison indigène (Actes sud, 2020) | (Oh les beaux jours !, 2020)

La belle équipe du festival Oh les beaux jours ! a imaginé en 2020 une version distante. Très heureux d’y avoir contribué, par trois fois. Et pour finir, cet entretien avec Claro, dont cette Maison indigène (Actes sud, mars 2020), parue juste avant le confinement, est une exploration fascinante d'une histoire familiale oubliée, un arpentage de ramifications littéraires, historiques, identitaires - toutes pareillement déconstruites, dans une grande clarté.

Sylvain Prudhomme, en triplex Arles-Nantes-Marseille (Oh les beaux jours !, 2020)

((Faire avec, en confinement) A l’instar du Printemps du livre de Grenoble, la belle équipe du festival festival Oh les beaux jours ! a imaginé une version distante. Très heureux d’y avoir contribué, par trois fois. Et pour commencer, cet entretien avec le cher Sylvain Prudhomme, vieux complice multiplement présent sur ce site, discussion autour de … Lire la suite Sylvain Prudhomme, en triplex Arles-Nantes-Marseille (Oh ! les beaux jours, 2020)

« des mécaniques à l’œuvre, plus ou moins animées par des battements de cœurs d’hommes ou d’animaux en fuite » | Frédérique Cosnier, Pacemaker (éditions du Rouergue, mars 2020)

Le roman de Frédérique Cosnier est un régal, de lecture et de relecture, donc, tant les motifs, qui sont semés en discrétion, discrètement construisent, quelque chose de l'ordre de la vision (mais d'une vision d'ensemble, de l'ensemble du monde, par l'ensemble des sens, du monde vu en dansant. On ne revient pas au pitch, donc, même si ce qui se trame d'immense et minuscule, plusieurs fois dramatique, est bouleversant, et on laisse la parole à la langue à nouveau donc, pour dire, redire, comme c'est beau.

D’un futur mis au passé faire un possible au présent | Antoinette Rychner, Après le monde (Qui-vive, Buchet-Chastel (2020))

– comme les mauvaises herbes surgissant du goudron urbain me semblent plus efficaces à affirmer que quelque chose doit ne plus être pareil après ce que nous vivons en ce printemps 20, plus performantes qu'un discours performatif (celui qui affirme, doigts croisés, que « Rien ne sera plus pareil »). Après le monde, est donc, tout romanesque soit-il, sinon un essai (car la fiction y règne), du moins une très belle tentative de produire de l'Après – dans la fiction, dans le poème.

« Il n’y a pas d’hypermarché Auchan dans le Jura. » | Pierric Bailly, Les enfants des autres, P.O.L , janvier 2020

(Je me suis promis ici, dans ces semaines qui existent, n’existent pas, existent, n’existent pas, en ce printemps 2020 sous cloche antivirus, de parler de quelques livres fantômes, de ceux qui n’auront / n’auront eu que peu de temps (voire pas du tout) pour exister à nos yeux sur les tables de libraire (....) ---- Ce livre est une drôle de glissade dont on ne dira pas la fin, sauf que d'autres twists, c'est garanti, il y en aura, et jusqu'au bout. L'ordinaire n'est jamais lisse, le quotidien jamais une simple surface. La famille, aussi belle et aimante puisse-t-elle être, est, et demeure une fiction – c'est à dire une construction, aussi parfaitement réfutable que source de mille possibles.

« Tous les mots courent vers vous, c’est la joie » – Dimitri Bortnikov, La vie devant soi, mars 2020

Cette rencontre a été enregistrée à La Vie Devant Soi, le jeudi 05 mars en soirée. Dimitri était en résidence d’écriture à Nantes pour trois mois depuis début février, à l’initiative de la librairie – résidence interrompue depuis pour cause de covid19, mais temps heureux pour toutes celles et ceux qui l'ont croisé.

« Ces quelques débris de temps qui ont précédé la fin. » | (Valérie Cibot, Nos corps érodés, Inculte, mars 2020).

Les livres fantômes – chroniques du printemps incertain, 2020 Je me suis promis ici, dans ces semaines qui existent, n'existent pas, existent, n'existent pas, en ce printemps 2020 sous cloche antivirus, de parler de quelques livres fantômes, de ceux qui n'ont que peu de temps (voire pas du tout) pour exister à nos yeux sur les tables de libraire, parus en début de printemps (février, mars) et n'ayant eu que quelques jours d'existence en librairie, ou parus sous confinement, c'est à dire pas vraiment, c'est à dire reportés, ou pas, ou quand, ou prévus pour le déconfinement (ces mots inédits il ya peu, on les pose pour mémoire, si moches soient-ils), c'est à dire en mai, ou pas, ou juin, ou quand, bref, de ces livres qui existent, n'existent pas, existent, n'existent pas, mais qui existent quelque part, quelqu'un les ayant écrits, quelqu'un les ayant édités, quelqu'un les ayant lus. On ne sait évidemment combien de temps cette chronique durera.

Un petit frère adoré (Le master Limès, l’invitation aux bruits de langue 2020, et Alexandre Seurat en grand champion).

Chaque année au master Limès de Poitiers, je fais produire aux premières années de Master une note de lecture, non notée mais publiée sur ce blog, pour inciter ces étudiant.e.s en médiation à se positionner en tant qu'auteur – non pas écrivain.e, mais auteur.e étant intransitif, rappelons-en, il s'applique à tout ce qu'on publie, du premier statut en réseau social à la fan fiction de fantasy.

Luc Blanvillain, Le répondeur (Quidam, janvier 2020)

Un plaisir comme celui que procure ce livre est rare – rare dès cette caractéristique, celui d'être une comédie, et de surcroît une bonne, une excellente comédie. Elle excelle par intelligence et par habileté narrative, à quoi une qualité d'observation et de rendu (une langue adaptée, élégante, précise) vient parachever cet effet de profondeur, d'empathie … Lire la suite Luc Blanvillain, Le répondeur (Quidam, janvier 2020)

EFFRACTIONS – réel / fiction | Du 27 février au 1er mars 2020 // Paris

EFFRACTIONS – réel / fiction Le festival de littérature contemporaine de la Bpi / Du 27 février au 1er mars 2020 // Paris Rencontres, tables rondes, dédicaces, lectures, performances, ateliers d’écriture, prix littéraire. Forum -1 du Centre Pompidou et bibliothèque Depuis cet automne, je suis le conseiller littéraire de ce nouveau rendez-vous, qui m'a fort … Lire la suite EFFRACTIONS – réel / fiction | Du 27 février au 1er mars 2020 // Paris

Bruits de Langue 2019

Aujourd'hui, lundi 4 février 19, commence à Poitiers le festival Bruits de Langue, organisé par le master limès,  dans lequel j'ai chance et joie d'intervenir depuis plusieurs années. Les étudiantes sont à la manœuvre, animent les tables rondes (ce à quoi je les forme, quand avec l'ami Yann Dissez nous binômons sur différents aspects de … Lire la suite Bruits de Langue 2019

« envie de partir dans une grotte avec une pile de livres et de ne ressortir qu’au printemps ! » (rentrez 2018, postface)

Cette rentrée d'automne est terminée – on se retrouve à Saint Jean de Monts, Saint André des eaux, Bruz (et ailleurs si affinités, commandes bienvenues) pour une collection automne-hiver en janvier, février (…) Quinze dates, quinze soirées d'échanges, merci à toutes et tous. Ces trois mois passés avec ces livres furent heureux, et ce laps de trois mois produit aussi de la différence – entre Machecoul le 14 septembre et Haute-Goulaine le 7 décembre, les personnes présentes ne se trouvaient pas dans la même position – et la « fin de saison » produit donc une parole autrement partagée encore, puisque plus de livres ont été lus. Cet exercice vaut aussi dans son mouvement, il n'est pas une simple reproduction du même - les témoignages plus bas en attestent.

Christine Guinard | Langage des éléments (plutôt qu’éléments de langage)

"Langage des éléments (plutôt qu'éléments de langage)" – Texte lu lors du festival Midi-Minuit, édition d’octobre 2018 ; publié dans Gare maritime 2008, (revue anthologique annuelle de La Maison de la poésie de Nantes)Gare maritime 2008, (revue anthologique annuelle de La Maison de  la poésie de Nantes)

(re)Faire une liste — RENTREZ 2018

Pour la troisième saison, je boucle ma valise pour la rentrée – petit rappel du principe : RENTREZ (http://rentrez.wordpress.com/), c'est une sélection de livres parus à la rentrée littéraire (50 titres, donc) posés sur un blog, et promenés, dans une grande valise, au long de cet automne, dans des médiathèques de l'Ouest ( Pays de la Loire et plus loin : quel heureux déplacement que d'aller aussi voir plus loin, peu à peu, de Poitiers à Tours, cette fois).

Produire du temps | Maylis de Kerangal, Un monde à portée de mains (Verticales-Gallimard, août 2018)

«Je croyais que tu voulais être peintre. Paula sursaute : je veux peindre, c'est tout. » Ce roman de Maylis de Kerangal, c'est l'histoire de Paula Karst et de ses deux compagnons de route, Kate et Jonas, lors et depuis leur année d'apprentissage en commun à l'Institut de peinture de Bruxelles (haut lieu, très renommé, « la seule école au monde à enseigner depuis 1882 les techniques traditionnelles de la peinture décorative. », est-il écrit sur leur site) ; c'est aussi l'histoire de cet apprentissage technique (on sait déjà la passion fertile entretenue par De Kerangal avec les techniques de travail les plus variées, de l'architecture à la chirurgie) et ce qu'il produit : un lien, des trajets, individuels et reliés, un début de vie professionnelle (et amoureuse, mais là, ainsi qu'on dit sur les réseaux, c'est compliqué) ; c'est enfin l'histoire de ce travail (des jobs, enchaînés ; une vocation, nébuleuse, entrelacée ; des ouvrages, variés, soignés, méticuleusement décrits).

Lisa Liautaud / les éditions de l’Observatoire (entretien réalisé avec/pour les étudiant(e)s ML deuxième année, La Roche sur Yon, 2019)

"être éditeur, c’est avoir un cerveau schizophrène ; être à l’affût du texte qui emporte sa sensibilité propre tout en tentant de discerner si ce texte a la capacité d’emporter le plus grand nombre." (Lisa Liautaud, avril 2018) Cet entretien a été réalisé collaborativement, avec les étudiant.e.s en deuxième année de DUT métiers du livre de La Roche-sur-Yon, où j'enseigne et interviens depuis plusieurs années. On en retrouve de larges échos dans leurs dossiers documentaires)