Quatre | sur | Quatre-vingt-dix-neuf : Debout.

Cet étrange cap qu’était pour moi de prendre parole en conférencier, tenait pour partie à une question de posture : parler, debout, à une assemblée. Ce qui constitue une rupture par rapport à ma posture standard : face à des gens, mais : assis (en débat public, comme en atelier), debout parfois, mais : pour un instant (de présentation, comme au Pannonica avec la Maison de la poésie ; d’explication via paperboard, en atelier). Parler debout est transitoire dans mes pratiques, s’il y a prise ou affirmation d’autorité je la diffuse horizontale. & durant la conférence même, c’est un autre problème de postures qui se pose : comment parler et cliquer (se baisser) ; comment cliquer pour montrer tout en lisant son texte sur un autre écran (osciller + se baisser) ; puis dans la dernière phase, une fois résolues ces deux questions casse-troncs (merci Isabelle & Sylvie, pour les clics), vient s’ajouter, tiens, qu’on me filme. Qu’il faut se tenir sur une ligne, à peu près immobile – à quoi le corps répond par usure des semelles, les pieds se frottant l’un à l’autre. Ce que ça peut bouger dedans en ces moments de formulation (écrire, lire, dire), je songe, dos moite dans le fauteuil cuir, repensant à la chaleur d’une salle d’atelier, repensant aussi au tourbillonnant Jocelyn Bonnerave, tout-énergie en sa forme & ses phrases, lui qui m’a dit écrire, toujours, toujours : debout.

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