« Faces » de Louis Imbert (publie.net, 2011)

(note préalablement parue le 5 octobre  2011 sur livre au centre)

« Le texte de Louis Imbert est le livre d’un regard posé sur ces images qu’il collectionne et sonde jusqu’à espérer qu’elles livrent quelque chose, qu’elles se disent. Des corps, des hommes, des visages surtout et quelques vues qui portent un peu du corps et du visage de qui les a forgées. Et comment ces visages se compliquent d’être pris dans l’image qui fait par-dessus eux un visage encore, une « figure ». » (Jérémy Liron)

Le texte de Louis Imbert est accompagné d’une introduction d’Arnaud Maïsetti, et d’une postface de Jérémy Liron, responsables de la collection Arts & PortFolios sur publie.net.
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“Je veux encore poser d’autres images côte à côte, regarder ce qu’elles produisent ensemble, faire et défaire mes nœuds, laisser filer quelque chose sur quoi je n’ai pas prise.”

C’est un livre d’images sans images.

Un livre de photographe sans photographies.

C’est un livre de pratiques, puisque celui qui énonce est un photographe, qui fait face aux images, siennes et autres. Et ce face-à-face demeure irrésolu, son irrésolution insiste.

L’auteur, Louis Imbert, est journaliste, reporter– et son excellent blog  Same cigarettes , qui accueillit certains de ces textes, certaines de ces “faces” avant leur rééditorialisation dans ce livre numérique, témoigne de cette démarche ondulante, comme en pointillés, qui est celle de Louis Imbert dans ses pratiques – de vie, de métier, d’écriture. Des espaces qu’il ouvre entre image et texte (comme en ce livre), entre réel et fiction (voir aussi sur son blog cette série de textes intitulés “Ce serait une fiction“). C’est un très beau texte, dont le genre demeure insaisissable, lui-même en pointillés, pour ainsi dire… Et qui assurément, en dépit de cette qualité, n’aurait pas, sans grandes difficultés, trouvé sa place dans les cases dessinées au cordeau de l’édition “traditionnelle”.

“Je veux encore poser d’autres images côte à côte, regarder ce qu’elles produisent ensemble, faire et défaire mes nœuds, laisser filer quelque chose sur quoi je n’ai pas prise. J’ai trop énuméré, j’ai fermé ce texte qui devient indigeste. J’ai pourtant essayé de rester clair et on n’écrit jamais pour clarifier. C’est, disons, une histoire de mémoire. J’ai fait beaucoup d’efforts pour oublier cela et j’ai très bien réussi, disait une très vieille femme de ma famille qui glissait alors dans le silence, dans le contre-jour.”

Publie.net, 2011. – 42 p. – ISBN : 978-2-81450-497-4. – Collection Art & portfolios. – prix : 2,99 €. Télécharger en multi-formats

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