Autoportraits croisés (un atelier d’écriture numérique à Rezé)

Cet atelier est dit numérique, c’est-à-dire que : les participants écriront 1/sur ordinateur, et 2/publieront en ligne, sur le blog dédié : http://autoportraitscroises.wordpress.com/.

(Pour les inscriptions : c’est gratuit, au 02 40 04 05 37 ou  www.bibliotheque.reze.fr  / bibliotheque@mairie-reze.fr.)

Mais cette bascule d’usage, déjà essentielle, n’est pas la seule différenciation de l’atelier d’écriture tel que nous le pratiquons sans informatique ni connection : écrire dépendant de ses conditions d’expérience (écrivais-je dans cet article consacré à la question), nous questionnerons, écrivant, notre lecture à l’écran, notre lecture connectée, en rapport aussi aux littératures contemporaines qui s’écrivent avec et sur le web.

Ce cycle proposé par la Médiathèque Diderot de Rezé constitue le prémisse d’ une opération intitulée Regards sur… le livre numérique, fin novembre 2013, qui verra se succéder pour des interventions, discussions, performances, Roxane Lecomte, Anne Savelli, Jean-Pierre Suaudeau, Joachim Séné, François Bon.

Un des plans de pertinence de cette opération, c’est évidemment la liaison entre ces débats, lectures, et cet atelier préalable ; mais surtout avec l’opération 50epubs100bibs initiée par publie.net, à laquelle la Médiathèque Diderot participe. Le principe : proposer un pack de 50 textes tirés de son catalogue, au format epub, à une centaine de bibliothèques. Vous pouvez dès la mi-septembre emprunter une des liseuses et profiter des romans, nouvelles, poésie ou écrits atypiques sélectionnés pour vous.

Publie.net, maison d’édition collaborative fondée par François Bon, est une forme de laboratoire dont j’ai souvent chroniqué les titres ici-même : de Benoît Vincent à Christine Jeanney en passant par Daniel Bourrion, les auteurs publie.net constituent une part non négligeable (mais pas unique) de « mon » répertoire contemporain.

Mais l’atelier ne se fera pas depuis les livres numériques, pour une première raison évidente – car il s’agit d’écrire : et l’interface « liseuse » ne le permet pas réellement. Une seconde raison, moins évidente, et pourtant essentielle : une large part de la production publie.net est signée d’auteurs présents en ligne, publiant, éditant, en blogs, sites, voire sur réseaux sociaux. Prolonger cette question du numérique, de son apport à nos usages du lire et de l’écrire passe aussi par la lecture de ces territoires spécifiques du travail d’auteurs dont les lieux d’écriture et « devenir » symbolique ne se limitent pas au livre.

Nous questionnerons l’énonciation de soi sur le web, en nous attardant sur les sites de François Bon, Emmanuel Delabranche ou Joachim Séné. Nous observerons l’usage des images et leur rapport au texte chez le même Emmanuel Delabranche, ou chez Olivier Hosadava, par Mathilde Roux (pour les liens vers leurs travaux, ils sont tous référencés dans la colonne de gauche de Matériau composite). Le génial projet Dita Kepler, de Anne Savelli, co-conçu avec l’auteur et codeur Joachim Séné, constituera également une impulsion : voir comment je lis quand le texte bouge, et ce que j’écris depuis ce lire… Nous regarderons la ville, et quoi faire de nos déplacements en cet espace, avec les mêmes et d’autres (Nathanaël Gobenceaux…). Images, textes, liens hypertexte, réseaux… autant d’aspects spécifiques de l’écriture en ligne qui constitueront des objets d’observation et les déclencheurs de jeu (entendre le substantif en mouvement, comme le jeu entre deux pièces mécaniques).

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