un centre est toujours de trop (Virginie Poitrasson)

« Et c’est déjà disparu, apparu encore un peu plus loin, au loin, par les lointains que l’on génère si frénétiquement, fastes mélanges, lignes du désir au-delà de la raison et c’est un peu plus disparu, je m’éloigne de l’attraction, un centre est toujours de trop, comme une obsession du déploiement. J’aime cette déraison du signe, là à jamais disparu, ici pourtant déjà éloigné. Et je m’aligne, oui, sur les lignes de la main, un avenir vers les lointains, être dans la trame et pourtant à reculons. »

(Extrait de: « Tendre les liens. », de Virginie Poitrasson, publie.net, ISBN 978-2-8145-0207-9)

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(Cette collecte d’extraits de livres lus ou en-cours-de est personnelle, forme d’herbier sans valeur scientifique – rien ne vaut de découvrir les livres entier.)

Découvrir un auteur en accéléré, c’est toujours un peu ce que permet / contraint cette commande, faite par la Maison de la poésie de Nantes lors de l’annuelle édition de Midi-Minuit (déjà la XIIIème, ce week-end, du 10 au 12 octobre 2013 à Nantes), à quelques-unes et -uns, de présenter en quelques milliers de signes les poètes, plasticiens, performers, musiciens invités – j’y souscris depuis un petit paquet d’années maintenant, et ces présentations sont pour la plupart réunies sur ce site. Cette année c’est l’étonnante Virginie Poitrasson qui me retient, avec force fougue, en ses nasses, plis et déplis de textes et de tissus. (Les deux mots on le sait ont origine commune). Elle lira samedi soir et formera matières dérivées et tonnantes depuis son excellent et virevoltant Il faut toujours garder en tête une formule magique (éditions de l’Attente, 2012), mais c’est de Tendre les liens, paru chez publie.net, que sont issues les lignes, ci-dessus. Lesquelles font réponse, voire explication, au suscité livre paru à l’Attente ; qui dans le même temps, comme en retour, les documente, les expanse – et ce moment de la plongée dans l’auteur où tout semble se répondre, c’est aussi de mon désir en marche, de mon écriture en faction. Un curieux précipité.

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