Changer d’air, de Marion Guillot (éditions de Minuit, 2015)

(Chronique initialement parue dans le magazine mobiLISONS, septembre 2015) Quand Marion Guillot, jeune auteure nantaise, publie Changer d’air, son premier roman, aux éditions de Minuit, dont on sait l’exigence et la relative rareté (en terme de primo-romanciers, Minuit ne mise pas sur la quantité, mais assurément sur la qualité), on y jette plus qu’un œil, … Lire la suite Changer d’air, de Marion Guillot (éditions de Minuit, 2015)

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Paysage de lectures (récit d’intervention au master Limés)

Il y a la conjonction de deux choses, tout d’abord cet herbier en tumblr, entamé depuis cet été, qui m’est devenu aussitôt essentiel, de par son rythme quotidien mais aussi par sa simple fonction élective, importante, de constitution d'un paysage (ce matin même, Frank Smith et son surplis, un sacré paysage en soi), qui change … Lire la suite Paysage de lectures (récit d’intervention au master Limés)

Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

[Rencontre avec Maylis de Kerangal, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, vendredi 13 mars 2015] Ces captations vidéo sont un simple témoin (un peu basse def., on s'en excuse, mais au casque tout s'entend) de ces discussions que je m'efforce de faire aussi vives, douces et intenses que possible. Ici, Maylis s'exprime longuement sur sa … Lire la suite Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

Juan Fortuna, de Jean-Philippe Rossignol (éditions Bourgois, septembre 2015)

(Chronique initialement parue dans le magazine mobiLISONS, septembre 2015) « Le tremblement de terre porte un nom. Juan Fortuna. Un mètre quatre-vingt, séduisant, des yeux qui ne dorment jamais. Juan est mon frère. » Ainsi commence ce court et lumineux roman, par un tremblement de terre – c’est-à-dire, littéralement, une fissure, une large et brutale … Lire la suite Juan Fortuna, de Jean-Philippe Rossignol (éditions Bourgois, septembre 2015)

Journée professionnelle : L’école des loisirs a 50 ans (avec Martin Page, Anaïs Vaugelade et les Enfants Terribles) | jeudi 24 septembre 2015, Saint-Jean-de-Monts

Journée professionnelle : L’école des loisirs a 50 ans Jeudi 24 septembre 2015, à partir de 13h30, à la Médiathèque Espace culturel de Saint Jean de Monts, 23, boulevard du Maréchal Leclerc, 85160 ST JEAN DE MONTS, Tél : 02 51 58 91 12 Dans le cadre du cinquantenaire officielle de la maison d’édition – voir … Lire la suite Journée professionnelle : L’école des loisirs a 50 ans (avec Martin Page, Anaïs Vaugelade et les Enfants Terribles) | jeudi 24 septembre 2015, Saint-Jean-de-Monts

Brigitte Giraud, Nous serons des héros, Stock, août 2015

« J’ai annoncé la nouvelle à Ahmed, qui siffla un grand coup et dit qu’une révolution avec des fleurs, c’était un truc de filles. Il ne comprenait pas plus que moi de quoi il s’agissait. J’ai quand même dit pour mon père, c’était la seule chose qui m’intéressait. J’avais fini par comprendre qu’il était mort … Lire la suite Brigitte Giraud, Nous serons des héros, Stock, août 2015

Faire (800) signes : pourquoi un tumblr de plus ?

Faire (800) signes Chaque jour un extrait d'un livre lu ou en cours de lecture. (en complément de chroniques plus longues ici même). L'avoir si souvent répété en atelier d'écriture ou en causerie périphérique : écrire dépend de ses conditions d'expérience - en même temps qu'écrire change les conditions de l'expérience. Depuis trois ans que … Lire la suite Faire (800) signes : pourquoi un tumblr de plus ?

Christophe Manon, Extrêmes et lumineux, éditions Verdier, août 2015

«(…) prochant prudemment de son passé tel un archéologue qui fouille et retourne la terre à la recherche de vestiges ou de menus indices, interrogeant dans un ressassement insensé les couches superposées du temps afin de remonter à sa surface d’infimes trésors ou de petites reliques privées qui n’ont de valeur significative que pour celui … Lire la suite Christophe Manon, Extrêmes et lumineux, éditions Verdier, août 2015

Rencontre avec Martin Page, Saint-Jean-de-Monts, samedi 8 avril 2015 (vidéo)

[Rencontre avec Martin Page, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, samedi 8 avril 2015] De Martin Page j'ai eu plusieurs fois l'occasion de parler par ici, comme du grand "fictionneur" qu'il est, passé maître en détournement de zombies - mais le maître en fiction sait d'en servir pour des choses à propos du monde réel, … Lire la suite Rencontre avec Martin Page, Saint-Jean-de-Monts, samedi 8 avril 2015 (vidéo)

La moindre des choses, du collectif MTx (éditions Bardane, 2015)

(Chronique initialement parue dans le magazine mobiLISONS, juin 2015) Une belle manufacture du texte, des objets, d'art - en partage.  Des blocs de mousse, un briquet ou un câble péritel : autant de déchets anecdotiques et polluants, dont l’intérêt peut devenir considérable, dès lors qu’ils sont considérés – c’est à ce travail de questionnement et … Lire la suite La moindre des choses, du collectif MTx (éditions Bardane, 2015)

Amaury Da Cunha, Fond de l’œil (éditions du Rouergue, collection la brune, mai 2015)

« La photographie envahissante  La photographie me touche, m’obsède, m’agace – elle est devenue tout à fait envahissante sur plusieurs fronts : elle me fait gagner ma vie (je suis dénicheur de clichés pour un quotidien) et elle rend aussi mon existence supportable grâce aux photographies que je prends en marge des journées de travail. Comment … Lire la suite Amaury Da Cunha, Fond de l’œil (éditions du Rouergue, collection la brune, mai 2015)

L’immeuble qui avait le vertige, de Coline Pierré (éditions du Rouergue, 2015)

(Chronique initialement parue dans le magazine mobiLISONS, juillet 2015) Un ouvrage jeunesse qui, comme les meilleurs du genre, allie une idée folle et une profondeur d’analyse des plus enviables. Un immeuble qui aurait le vertige ? C’est une image, une métaphore ? Oui - et puis non, tout autant. Il est permis de l’entendre au … Lire la suite L’immeuble qui avait le vertige, de Coline Pierré (éditions du Rouergue, 2015)

Raymond Penblanc, Phénix (Christophe Lucquin éditeur, 2015)

« La nuit est comme la neige, faussement silencieuse, on dirait que le noir et le blanc sont pareillement traversés d’un fin réseau de veinules et de nerfs, et que tout ça se froisse d’un rien. La nuit est invisible. Ce qu’on ne peut saisir avec la main on ne peut s’en emparer non plus … Lire la suite Raymond Penblanc, Phénix (Christophe Lucquin éditeur, 2015)

Puissances de la fiction : Arno Bertina, J’ai appris à ne pas rire du démon, éditions Helium / Des lions comme des danseuses, éditions La Contre-allée, 2015

« Puis tout le monde était furieux donc personne ne pouvait s’en rendre compte, et nommer la chose, mais voilà : l’Europe était en train de devenir gratuite. Un cercle vertueux était enclenché qui pourrait amener les chefs à débarrasser leur propre culture de toutes les traces de la rapacité européenne. Si l’Europe devenait gratuite, … Lire la suite Puissances de la fiction : Arno Bertina, J’ai appris à ne pas rire du démon, éditions Helium / Des lions comme des danseuses, éditions La Contre-allée, 2015

De Tanguy Viel, de ses abysses, essais, et autres pensées à classer – Icebergs, une série de texte sur ciclic-livres

(Intégrale du cycle de conférences à l'écoute). Tanguy Viel est un auteur dont je suis le parcours, de longue date, et parfois d'assez près, pour avoir pu, à plus d'une reprise, me faire éblouir de la brillance de sa pensée, toujours en route, en mouvement. (Souvenir de cette proposition de résidence, à La Roche-sur-Yon, formulée … Lire la suite De Tanguy Viel, de ses abysses, essais, et autres pensées à classer – Icebergs, une série de texte sur ciclic-livres

« Avant j’étais quelqu’un rempli de société. Socialement composé des pieds à la tête.» | Noémi Lefebvre, L’enfance politique, Verticales/Gallimard, 2015

« Avant j’étais quelqu’un rempli de société. Socialement composé des pieds à la tête.  Depuis le début je m’étais composée. J’avais fait tout un travail de composition, je m’étais distinguée. Grâce à ma distinction, je pouvais m’intégrer, c’était par habitude, j’avais un habitus.  Ma dimension sociale m’était constitutive, mes ongles, mes chaussures, mon savon, mes oreilles, … Lire la suite « Avant j’étais quelqu’un rempli de société. Socialement composé des pieds à la tête.» | Noémi Lefebvre, L’enfance politique, Verticales/Gallimard, 2015

Je suis un dragon de Martin Page (Robert Laffont, 2015)

(Chronique initialement parue dans la magazine mobiLISONS, mai 2015) Martin Page, romancier prolifique (publié longtemps au Dilettante, puis à L’Olivier), originaire de Paris et installé à Nantes depuis quelques années prend un grand plaisir à s’affranchir des assignations et chapelles, à se jouer des genres, voire, comme ici, à jouer du genre pour y nicher … Lire la suite Je suis un dragon de Martin Page (Robert Laffont, 2015)

« Une lave blanche arrivant pour vous sertir et vous enfouir tout doucement tout. » | Bertrand Belin, Requin, éditions P.O.L, 2015

« C’est dans cet immeuble que tout s’est joué. Le lait s’est répandu. Une crue patiente et déterminée, implacable et calme. Une lave blanche arrivant pour vous sertir et vous enfouir tout doucement tout. On eût aussi dit le néant qui revenait sur ses pas, et cela, comme le spectacle d’un lac engloutissant un village, soulevait … Lire la suite « Une lave blanche arrivant pour vous sertir et vous enfouir tout doucement tout. » | Bertrand Belin, Requin, éditions P.O.L, 2015

Comme un feu furieux de Marie Chartres

(Chronique initialement parue dans le magazine web mobiLISONS, mai 2015) « Est-ce qu’on peut dire que je suis comme la plupart des gens  ? Je vis sur du plat. Du plat à perte de vue, du plat à ne plus savoir qu’en faire. Du plat à en perdre la tête, à confondre l’endroit et l’envers, … Lire la suite Comme un feu furieux de Marie Chartres

«tu préfères réfléchir tout seul, dans ta petite tête, et ça c’est pas très corporate.» | Denis Michelis, La chance que tu as, édition Stock, collection La forêt, août 2014

« Il propose du feu à Virge et elle lui dit non, tu vois bien qu’elle est déjà allumée. Elle a dit ça avec un air sérieux, presque perplexe. Je peux te demander quelque chose ? Oui mais vite car je n’ai pas beaucoup de temps. Il essaie de choisir les mots avec soin, et de tourner … Lire la suite «tu préfères réfléchir tout seul, dans ta petite tête, et ça c’est pas très corporate.» | Denis Michelis, La chance que tu as, édition Stock, collection La forêt, août 2014

Julia Deck, Le triangle d’Hiver, éditions de Minuit, 2014

« Vous avez, mettons, une trentaine d’années. Cela fait environ trois cent mille heures que vous apprenez à vous connaître, en comptant le temps de sommeil qui n’a guère moins de raisons de fournir des informations sur la personne du dormeur que les instants de veille. Ainsi, vous possédez de vous-même une certaine idée, fondée … Lire la suite Julia Deck, Le triangle d’Hiver, éditions de Minuit, 2014

Rencontre avec Emmanuelle Pagano, Saint-Jean-de-Monts, samedi 28 février 2015 (vidéo)

[Rencontre avec Emmanuelle Pagano, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, samedi 28 février 2015 – dans le cadre de sa résidence partagée en Vendée, avec le Grand R] Lire la chronique de Lignes et fils (2015,P.O.L) Partie 1. [vimeo 126042927 w=500 h=375] Partie 2. [vimeo 126466151 w=500 h=375] Emmanuelle Pagano était en « résidence partagée » en … Lire la suite Rencontre avec Emmanuelle Pagano, Saint-Jean-de-Monts, samedi 28 février 2015 (vidéo)

«Sa langue, dans sa bouche, repliée comme un linge sec» | Alexandre Civico, La terre sous les ongles (Rivages, 2015)

[A noter : rencontre avec Alexandre Civico vendredi 24 avril à 19h30, librairie Vents d'ouest, place du bon pasteur, Nantes) «Il envoie un télégramme au pays. Expliquer à sa femme et son fils, qui attendent le signal, que ça y est, c'est bon, vous pouvez venir. Ce n'est pas un palais, mais on a le … Lire la suite «Sa langue, dans sa bouche, repliée comme un linge sec» | Alexandre Civico, La terre sous les ongles (Rivages, 2015)

Rien n’est fini tout commence (Gérard Berreby, Raoul Vaneigem, éditions Allia, octobre 2014)

[A noter - LE MERCREDI 18 MARS A 19H - rencontre avec l’éditeur Gérard Berréby, fondateur et responsable des éditions ALLIA, à la librairie Les bien aimés, rue de la Paix, Nantes.] -- On comprend que vous développiez l'idée d'un "homme supérieur", capable de surmonter son aliénation. Mais vous le faisiez en commettant, à mes yeux, une … Lire la suite Rien n’est fini tout commence (Gérard Berreby, Raoul Vaneigem, éditions Allia, octobre 2014)

Comment c’est, commencer ?

Comment c’est, commencer ? C’est une heureuse conjonction qui m’a mené à lancer cette proposition d’écriture et à publier les 20 textes produits depuis celle-ci. (La séance est décrite en détail ici). La conjonction, c’est celle de ce cours d’ « écriture et numérique », à La Roche-sur-Yon, pour des étudiants en info comm options métiers du livre, … Lire la suite Comment c’est, commencer ?

Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms. | Maylis de Kerangal (apéro littéraire, à Saint Jean-de-Monts, vendredi 13 mars à 19h)

(Maylis de Kerangal :Relire, poursuivre, continuer) Apéro littéraire avec Maylis de Kerangal, rencontre animée par Guénaël Boutouillet // Le vendredi 13 mars 2015 de 19h00 à 20h30,  Médiathèque - Espace culturel, Boulevard Leclerc, 85160 Saint-Jean-de-Monts ----- "Je songe maintenant à ces noms propres qui sont des toponymes, à ces anthroponymes qui désignent des lieux, à … Lire la suite Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms. | Maylis de Kerangal (apéro littéraire, à Saint Jean-de-Monts, vendredi 13 mars à 19h)

la moitié du fourbi (revue, numéro 1, Écrire petit, février 2015)

« Le code change comme les rêves. On le réécrit pour corriger des bugs et pour les raccourcir ; pour optimiser les performances et pour le raccourcir ; pour le doter d’une nouvelle fonctionnalité et pour le raccourcir ; pour en supprimer dix autres, devenues obsolètes, et pour le raccourcir ; pour l’améliorer en le … Lire la suite la moitié du fourbi (revue, numéro 1, Écrire petit, février 2015)

Le bel appétit (rencontre avec Sylvain Prudhomme, mardi 24 février, Châteaubriant) | podcast

Podcast de cette rencontre (26 février 2015) Sylvain Prudhomme prend la parole après une introduction par moi-même, où je tentai un survol de ses sept livres si différents, et de quelques rapports existant entre eux. Il nous lit un extrait des Grands, pour commencer cet entretien. Le bel appétit (rencontre avec Sylvain Prudhomme, mardi 24 … Lire la suite Le bel appétit (rencontre avec Sylvain Prudhomme, mardi 24 février, Châteaubriant) | podcast

Histoires naturelles de l’oubli, Claire Fercak, éditions Verticales-Gallimard, 2015

(Odradek) Le but n’est pas que les animaux trouvent la nourriture mais qu’ils la cherchent. Pendant que les ratons laveurs dorment, je prends des notes. Je réapprends mon métier. J’observe les renards. Sur la pancarte accrochée à leur enclos, je lis : Vulpes corsac – renard corsac – corsac fox. Je ne travaille pas ici par … Lire la suite Histoires naturelles de l’oubli, Claire Fercak, éditions Verticales-Gallimard, 2015

Emmanuelle Pagano, Ligne et fils, éditions P.O.L, 2015

[Rencontre avec Emmanuelle Pagano, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, samedi 28 février 2015, 15h - dans le cadre de sa résidence partagée en Vendée, avec le Grand R] « Elle appelait ce journal le journal de l’eau, non à cause de l’encre communicative, mais parce que tous les conflits répertoriés, qui constituaient, après l’inscription méticuleuse … Lire la suite Emmanuelle Pagano, Ligne et fils, éditions P.O.L, 2015

« Je rêve d’écrire comme je rêve » | Xavier Person, Une limonade pour Kafka, éditions de l’Attente, 2014

"Je n'ai jamais sans doute su lire un livre de poésie qu’en en faisant la critique, en en poussant à fond la lecture, propulsant celle-ci dans une sorte de crash test très intime. J'aurais mille fois préféré juste recopier les lignes d'un poème, une à une, recopier mille fois chaque vers pour me punir de … Lire la suite « Je rêve d’écrire comme je rêve » | Xavier Person, Une limonade pour Kafka, éditions de l’Attente, 2014

Multiplications du peu ( in « e-nrf », numéro 610 de la NRF, novembre 2014, Gallimard)

Multiplications du peu (texte paru in e-nrf, numéro 610 de la NRF, paru en novembre 2014 chez Gallimard et présenté ici) * « Et si la mort n’était qu’un son ? dit-elle. Un son parasite. Un son que nous entendrions pour toujours, tout autour de nous. Comme ce serait terrible. Un son uniforme, neutre. » … Lire la suite Multiplications du peu ( in « e-nrf », numéro 610 de la NRF, novembre 2014, Gallimard)

Jody Pou now, mais mon anglais comment vous dire (à propos de Jody Pou et de ses deux livres, «Will» et «I thought j’irais in bloom»

(Texte lu lors de la  soirée "à suivre" du 5 février 2015 au Pannonica, où Jody Pou partageait l'affiche avec Fabrice Caravaca - photo ci-dessus : Jody Pou sur scène pour la lecture). (à paraître dans Gare maritime 2016, en juin 2016) ------------- Jody Pou écrit de très beaux textes en anglais et français, les … Lire la suite Jody Pou now, mais mon anglais comment vous dire (à propos de Jody Pou et de ses deux livres, «Will» et «I thought j’irais in bloom»

Rencontre avec Will Self | Mercredi 4 février, 18h30, Lieu Unique (Nantes)

Parapluie de Will Self, Traduit de l'anglais par Bernard Hoepffner, éditions de L'Olivier, février 2015, Collection Littérature étrangère Mercredi 4 février, 18h30, rencontre avec Will Self (Lieu Unique, Nantes) Dialogue entre l’écrivain anglais et son traducteur Bernard Hoepffner à l’occasion de la publication en France de Parapluie, suivi d’un échange avec Guénaël Boutouillet. --------- "Tandis … Lire la suite Rencontre avec Will Self | Mercredi 4 février, 18h30, Lieu Unique (Nantes)

Et nous n’avons même pas parlé de Tolède… (rencontre avec Mathias Enard et Camille de Toledo, podcast)

 Et nous n'avons même pas parlé de Tolède... Mathias Énard, Camille de Toledo Vertiges, vestiges – Nos Europes évanouies, à venir. Une conversation animée par Guénaël Boutouillet, pour remue.net et la Scène du Balcon, à la Maison de la poésie. Une rencontre dans le cadre d’ "Une Saison de lecture" organisée par La Scène du … Lire la suite Et nous n’avons même pas parlé de Tolède… (rencontre avec Mathias Enard et Camille de Toledo, podcast)

Retour définitif et durable du définitif et du durable | Olivier Cadiot, Providence (P.O.L, 2015)

« Il me manque tout de lui, alors je préfère reconstruire l’ensemble à partir d’un ou deux petits éléments vrais. Tout refaire à partir de deux ou trois mots en capitale aperçus à la dérobée sur le chariot d’une machine à écrire dans une chambre d’été – volets fermés avec des rayons qui, aussi précisément … Lire la suite Retour définitif et durable du définitif et du durable | Olivier Cadiot, Providence (P.O.L, 2015)

Mathias Énard, Camille de Toledo Vertiges, vestiges – Nos Europes évanouies, à venir. (une soirée remue.net, 23 janvier 2015)

16 janvier - J'en reparle un peu, car c'est dans une semaine, qu'il est encore temps de réserver, que nous serons dans la grande salle de la Maison de la Poésie, que les auteurs m'ont confirmé leur acceptation (enthousiaste) de ma proposition de se lire mutuellement à voix haute (et que donc nous aurons toutes … Lire la suite Mathias Énard, Camille de Toledo Vertiges, vestiges – Nos Europes évanouies, à venir. (une soirée remue.net, 23 janvier 2015)

J’ai corné toutes les pages (d’un livre providentiel, d’un livre d’Olivier Cadiot).

J’ai corné toutes les pages. (C'est-à-dire très lentement. ) La semaine avait été rude, elle avait été celle du plein événement qui nous avait toutes et tous happés, lessivés, brassés ; je me sentais massif et contretemps, béton plutôt flou, en grand impossible calme, grand impossible faire. Rien n’était donc à venir, rien n’était là. … Lire la suite J’ai corné toutes les pages (d’un livre providentiel, d’un livre d’Olivier Cadiot).

Eric Pessan, Le démon avance toujours en ligne droite (Albin Michel, 2015)

«Autour de moi : vendeur de billets de loterie en costume gris clair, deux jeunes femmes aux cheveux enturbannés de longs foulards, homme d'affaires avec serviette sous le bras, homme d'âge mûr aux cheveux bruns et gras marchant hébété un trou au genou gauche d'un pantalon à la propreté douteuse, jeune homme en tee-shirt frappé … Lire la suite Eric Pessan, Le démon avance toujours en ligne droite (Albin Michel, 2015)

2014 en fast forward (mais ce qui manque est ce qui compte)

Et quand de tous les côtés du réseau chacun déroule ses listes, que facebook, tel le secrétaire parfait de nos vies exposées,  nous propose de nous faire l'album de nos souvenirs, nous résume en quarante secondes et dix images notre année passée, en même temps que s’amènent et sont lus les indispensables (je veux dire … Lire la suite 2014 en fast forward (mais ce qui manque est ce qui compte)

Le geste et la geste (à propos de Joy Sorman, de Comme une bête à La Peau de l’ours, en passant par Lit National)

« Dans cet isolement je vais cependant découvrir une faille, un passage vers l’extérieur, un tunnel autant qu’un fil tendu dans les airs, je vais découvrir que le monde étanche et retiré du zoo peut se révéler poreux. C’est à la faveur de l’obscurité que ce monde s’ouvre, que notre solitude se peuple, qu’un comité invisible … Lire la suite Le geste et la geste (à propos de Joy Sorman, de Comme une bête à La Peau de l’ours, en passant par Lit National)

«ce sont leurs offres illimitées à eux qui réduisent l’espace» | La petite communiste qui ne souriait jamais, Lola Lafon (Actes Sud, 2014)

“Tout est si moderne, répète Dorina, si « high-tech », elle a appris le mot dans une revue la matin même. High-tech, la solitude permanente, ce confort : au petit-déjeuner, à peine ont-elles bu un jus de fruit qu’une voix parfumée surgit par-dessus leur épaule, proposant d’en avoir encore. High-tech, ces centaines d’hôtesses disposées telles … Lire la suite «ce sont leurs offres illimitées à eux qui réduisent l’espace» | La petite communiste qui ne souriait jamais, Lola Lafon (Actes Sud, 2014)

« Les Pronoms® vous remplacent par un mot. » | La Pharmacie des mots, de Morten Søndergaard, éditions Joca Seria

« Qu’est-ce que le langage ? Le langage est quelque chose en nous. Que sont les mots ? Immatériels, ce sont des groupes de neurones, des impulsions électriques, des choses que nous ne pouvons ni toucher ni saisir. Et c’est pourquoi la Pharmacie des mots touche les gens. Elle permet à quelque chose d’intérieur de … Lire la suite « Les Pronoms® vous remplacent par un mot. » | La Pharmacie des mots, de Morten Søndergaard, éditions Joca Seria

«C’est le fondement même de la respiration politique : ouvrir la muraille, ne pas la fermer complètement.» | Passer définir connecter infinir, Jean-Christophe Bailly, entretien avec Philippe Roux (éditions Argol, 2014).

De façon un peu ironique, Jean-Luc (Nancy, ndr), me reprochait de remplacer Dieu, au fond, par l'ouvert. Je ne pense pas que ce soit vrai, mais cela m'a aidé à comprendre qu'il était fondamental de dé-substantiver l'ouvert. Lequel n'est ni à écrire avec un O majuscule ni à comprendre comme quelque chose d'achevé. Récemment, en … Lire la suite «C’est le fondement même de la respiration politique : ouvrir la muraille, ne pas la fermer complètement.» | Passer définir connecter infinir, Jean-Christophe Bailly, entretien avec Philippe Roux (éditions Argol, 2014).

L’ours est un écrivain comme les autres, de William Kotzwinkle (éditions Cambourakis, 2014)

«Re-bonjour tout le monde, vous êtes en route avec Rover et il est l'heure. Mon invité ce soir, Dan Flakes, pour son roman Désir et Destinée, un écrivain fantastique, un penseur original, je crois que vous serez d'accord avec moi. Dan, simple question, d'avance pardonnez-moi : qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ? L'ours … Lire la suite L’ours est un écrivain comme les autres, de William Kotzwinkle (éditions Cambourakis, 2014)

L’ordi sur le bureau et le bureau sur l’ordi (d’une écriture heuristique en atelier)

(Tentatives de reprise de l’inventaire de la table de travail selon Perec, en atelier numérique. Avec utilisation d’outils de cartographie heuristique en ligne) C’est expliqué, ici, et les textes sont (et seront, car ils viennent parfois longtemps après) à lire à la suite. L’atelier (poieo numérique, séance 4, saison 4) relit une séance précédente, une … Lire la suite L’ordi sur le bureau et le bureau sur l’ordi (d’une écriture heuristique en atelier)

Géométrie est poétique (à propos des Fragments du dedans, de François Bon, Grasset, 2014)

"DOCUMENT On utilise souvent cette image comme quoi les temps modernes, et les outils qu'ils nous forcent d'apprendre, font de l'humain le nouveau document. Le document était ce qu'on déposait hors de soi pour une accessibilité (même pas forcément une reproduction) à l'écart de soi, spatialement ou temporellement. Petit à petit, à mesure de l'épopée … Lire la suite Géométrie est poétique (à propos des Fragments du dedans, de François Bon, Grasset, 2014)