Une rentrée dessinée (dessins de Sébastien Vassant, d’après des livres de T.de Fombelle, J. Deck, B. Giraud, V. Pouchet)

A Sébastien Vassant, auteur dessinateur de bd notamment documentaires, dont on sait le talent (et pour celles et ceux qui voudraient réécouter ce podcast, la douceur et la pertinence), j'ai proposé ceci : de lui donner à lire les livres des quatre auteurs « de la rentrée » invités le samedi (Timothée de Fombelle, Julia Deck, Brigitte Giraud et Victor Pouchet), pour que lui nous donne en retour sa lecture, en image, de ces livres. Une adaptation libre de sa capacité documentaire, en somme, un exercice critique original – et inédit – qui prit la forme suivante : les quatre planches furent réalisées in situ (après préparation), et projetées live dans l'Abbatiale pendant l'après-midi, puis dans notre dos durant l'échange final que nous eûmes, avec les quatre auteurs. Ces dessins sont beaux, et ils disent quelque chose de fort de chacun de ces livres, de fort et d'inattendu. Découvrez-les ci-dessous (avec quelques mots de ma part sur l'œuvre dont ils se sont fait l'écho).

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«tu préfères réfléchir tout seul, dans ta petite tête, et ça c’est pas très corporate.» | Denis Michelis, La chance que tu as, édition Stock, collection La forêt, août 2014

« Il propose du feu à Virge et elle lui dit non, tu vois bien qu’elle est déjà allumée. Elle a dit ça avec un air sérieux, presque perplexe. Je peux te demander quelque chose ? Oui mais vite car je n’ai pas beaucoup de temps. Il essaie de choisir les mots avec soin, et de tourner … Lire la suite «tu préfères réfléchir tout seul, dans ta petite tête, et ça c’est pas très corporate.» | Denis Michelis, La chance que tu as, édition Stock, collection La forêt, août 2014

C’est la vie dedans qui fait le travail, la fille essaie juste de respirer. | Brigitte Giraud, Avoir un corps, 2014, éd. Stock).

« Après il ne faut plus imaginer être une fille, une femme ou quelque chose d’approchant. Il faut accepter de n’être qu’une enveloppe de chair, tant le cerveau ni la mémoire ne comptent plus. Il faut se changer en une denrée concrète, sans éducation ni affect, n’obéir qu’à une logique mécanique, laisser de côté sa … Lire la suite C’est la vie dedans qui fait le travail, la fille essaie juste de respirer. | Brigitte Giraud, Avoir un corps, 2014, éd. Stock).