Produire du temps | Maylis de Kerangal, Un monde à portée de mains (Verticales-Gallimard, août 2018)

«Je croyais que tu voulais être peintre. Paula sursaute : je veux peindre, c'est tout. » Ce roman de Maylis de Kerangal, c'est l'histoire de Paula Karst et de ses deux compagnons de route, Kate et Jonas, lors et depuis leur année d'apprentissage en commun à l'Institut de peinture de Bruxelles (haut lieu, très renommé, « la seule école au monde à enseigner depuis 1882 les techniques traditionnelles de la peinture décorative. », est-il écrit sur leur site) ; c'est aussi l'histoire de cet apprentissage technique (on sait déjà la passion fertile entretenue par De Kerangal avec les techniques de travail les plus variées, de l'architecture à la chirurgie) et ce qu'il produit : un lien, des trajets, individuels et reliés, un début de vie professionnelle (et amoureuse, mais là, ainsi qu'on dit sur les réseaux, c'est compliqué) ; c'est enfin l'histoire de ce travail (des jobs, enchaînés ; une vocation, nébuleuse, entrelacée ; des ouvrages, variés, soignés, méticuleusement décrits).

Avrillectures – 13 livres en image, extrait, et note de lecture

Avril lectures – 13 livres en image, extrait, et note de lecture (avec Valérie Cibot, Nathalie Quintane, Huch Josten, Camille de Toledo, Audrey Poussier, Sylvain Prudhomme, Nicolas Richard, Eric Plamondon, Charles Robinson (et Xavier Mussat), Marina Skalova, Sandra Lucbert, Xavier Person, Jean-Pierre Suaudeau) (des livres parus chez Inculte, P.O.L, Grasset, L'école des loisirs, L'arbalète, Quidam, … Lire la suite Avrillectures – 13 livres en image, extrait, et note de lecture

Elitza Gueorguieva, Nina Yargekov, Deux ordonnées hors de l’ordinaire

Ci-dessous, ce texte de présentation avant la rencontre (évoquée ici), organisée avec et pour la Maison de la poésie de Nantes, au lieu unique, jeudi 9 février 2017. Le podcast de nos entretiens est à venir dans quelques jours, et des moments des lectures seront eux à visionner sur le site tout neuf de la … Lire la suite Elitza Gueorguieva, Nina Yargekov, Deux ordonnées hors de l’ordinaire

Heures d’hiver

Quelques rendez-vous / à Nantes (Vent d'Ouest, La vie devant soi, Maison de la poésie de Nantes-Lieu Unique), Paris, Saint-Jean-de-Monts... / avec Dimitri Bortnikov, Alexandre Civico, Emmanuelle Pagano, Elitza Gueorguieva, Nina Yargekov, Camille de Toledo, Florence Seyvos   Ces quelques rendez-vous avec des auteurs cher-e-s, que j'aurai le plaisir d'animer ces prochaines semaines (et d'avoir … Lire la suite Heures d’hiver

Rencontre avec Pierre Senges ((Le 23 octobre 2015, 19h30, Librairie Vent d’Ouest (Nantes)) | podcast

Rencontre avec Pierre Senges (cliquez sur l'image ci-dessous pour lancer le podcast) Pierre Senges, entretien avec GB, librairie Vents d'Ouest, Nantes, 23/10/2015 by Guénaël Boutouillet on Mixcloud Pierre Senges, né en 1968, est auteur de nombreux ouvrages au statut ambigu, qui ont le point commun d’être tous savants et drôles. Un ample dossier lui est … Lire la suite Rencontre avec Pierre Senges ((Le 23 octobre 2015, 19h30, Librairie Vent d’Ouest (Nantes)) | podcast

Arno Bertina, Trouver ce point où tout s’additionne et rien ne s’exclut | entretien à Châteaubriant, octobre 2015

(Présentation de la rencontre sur le site de mobilis). Arno Bertina a commencé ce soir-là par répondre à cette si minuscule et vaste question des origines. nous avons ensuite parlé de l'adolescence, de la photographie, de l'accord avec le monde, de la mélancolie, de l'évitement de tout ce qui enferme binaire, de Je suis une … Lire la suite Arno Bertina, Trouver ce point où tout s’additionne et rien ne s’exclut | entretien à Châteaubriant, octobre 2015

Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

[Rencontre avec Maylis de Kerangal, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, vendredi 13 mars 2015] Ces captations vidéo sont un simple témoin (un peu basse def., on s'en excuse, mais au casque tout s'entend) de ces discussions que je m'efforce de faire aussi vives, douces et intenses que possible. Ici, Maylis s'exprime longuement sur sa … Lire la suite Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

« Avant j’étais quelqu’un rempli de société. Socialement composé des pieds à la tête.» | Noémi Lefebvre, L’enfance politique, Verticales/Gallimard, 2015

« Avant j’étais quelqu’un rempli de société. Socialement composé des pieds à la tête.  Depuis le début je m’étais composée. J’avais fait tout un travail de composition, je m’étais distinguée. Grâce à ma distinction, je pouvais m’intégrer, c’était par habitude, j’avais un habitus.  Ma dimension sociale m’était constitutive, mes ongles, mes chaussures, mon savon, mes oreilles, … Lire la suite « Avant j’étais quelqu’un rempli de société. Socialement composé des pieds à la tête.» | Noémi Lefebvre, L’enfance politique, Verticales/Gallimard, 2015

Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms. | Maylis de Kerangal (apéro littéraire, à Saint Jean-de-Monts, vendredi 13 mars à 19h)

(Maylis de Kerangal :Relire, poursuivre, continuer) Apéro littéraire avec Maylis de Kerangal, rencontre animée par Guénaël Boutouillet // Le vendredi 13 mars 2015 de 19h00 à 20h30,  Médiathèque - Espace culturel, Boulevard Leclerc, 85160 Saint-Jean-de-Monts ----- "Je songe maintenant à ces noms propres qui sont des toponymes, à ces anthroponymes qui désignent des lieux, à … Lire la suite Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms. | Maylis de Kerangal (apéro littéraire, à Saint Jean-de-Monts, vendredi 13 mars à 19h)

Histoires naturelles de l’oubli, Claire Fercak, éditions Verticales-Gallimard, 2015

(Odradek) Le but n’est pas que les animaux trouvent la nourriture mais qu’ils la cherchent. Pendant que les ratons laveurs dorment, je prends des notes. Je réapprends mon métier. J’observe les renards. Sur la pancarte accrochée à leur enclos, je lis : Vulpes corsac – renard corsac – corsac fox. Je ne travaille pas ici par … Lire la suite Histoires naturelles de l’oubli, Claire Fercak, éditions Verticales-Gallimard, 2015

« s’exercer à parler du présent au passé, du passé au présent, pour changer d’angle, » Hélène Frédérick (podcast, entretien à Châteaubriant, octobre 2014)

Hélène Frédérick (entretien à Châteaubriant, octobre 2014) | Écoutez le podcast La médiathèque de Châteaubriant me fait le plaisir de m'employer, depuis deux ans (et une première rencontre si belle, dense, joyeuse, avec Carole Zalberg, qu'elle soit ici saluée), à l'initiative de Marie Chartres puis de sa collègue Anne-Sophie Lachambre, à interroger des écrivains - … Lire la suite « s’exercer à parler du présent au passé, du passé au présent, pour changer d’angle, » Hélène Frédérick (podcast, entretien à Châteaubriant, octobre 2014)

je désignerai le lieu et le temps de son éclat fugitif | Olivia Rosenthal, « Mécanismes de survie en milieu hostile », Verticales, août 2014

« Les faits ne se content pas d’arriver, ils reviennent. Qu’on les accepte ou non, ils sont plus insistants et plus entêtés que les stratagèmes qu’on invente pour les éviter. Ecrire fait partie de ces stratagèmes. On croit contrôler, répartir, organiser et tenir le réel sous sa coupe et la plupart du temps on se laisse … Lire la suite je désignerai le lieu et le temps de son éclat fugitif | Olivia Rosenthal, « Mécanismes de survie en milieu hostile », Verticales, août 2014

qu’elle comprenne de quoi est fait le temps qui passe (à propos de « Réparer les vivants »| Maylis de Kerangal (éditions Verticales, 2014)

"Réparer les vivants", de  Maylis de Kerangal  (éditions Verticales, 2014) "Le visage de Sean en fond d’écran – ces yeux fendus sous les paupières indiennes – s’éclaire sur son téléphone. Marianne, tu m’as appelé. Illico elle fond en larmes – chimie de la douleur –, incapable d’articuler un mot tandis qu’il prononce de nouveau : … Lire la suite qu’elle comprenne de quoi est fait le temps qui passe (à propos de « Réparer les vivants »| Maylis de Kerangal (éditions Verticales, 2014)

« Des formes fâchées avec le liant » (rencontres avec Nicole Caligaris, mai-juin 2013)

"Chacune de mes phrases est écrite pour m'extraire de ce consentement. Parce que ce consentement est acquis à la naissance, prononcé au dessus du berceau par mille et une marraines dont la chaîne, perdue dans la nuit des temps, n'a toujours pas trouvé le moyen de se rompre." Je ne vais pas rencontrer Nicole Caligaris … Lire la suite « Des formes fâchées avec le liant » (rencontres avec Nicole Caligaris, mai-juin 2013)

« Artistes sans œuvres / I would prefer not to » de Jean-Yves Jouannais (Verticales, 2009)

(reprise d’un texte paru sur remue.net le 2 juillet 2009) Commençons par la fin. Par ailleurs. Commençons par ailleurs. Par la fin. Commencer par la fin. « Firmin Quintrat (1902-1958). Ce dernier prit, en 1929, à l’âge de vingt-sept ans, la décision de dépenser les années qu’il lui serait encore donné de vivre à regarder le … Lire la suite « Artistes sans œuvres / I would prefer not to » de Jean-Yves Jouannais (Verticales, 2009)

« Ma solitude s’appelle Brando » de Arno Bertina

(reprise d’un article publié sur remue.net le 20 décembre 2008) On ne devrait pas lire les quatrièmes de couverture. On le sait mais quoi, répétons : n’oublions pas de nous abstenir de retourner l’objet pour lire la quatrième (ce qui épongera ça de nervosité curieuse en moins ; ce qui nous épargnera de voir l’étiquette de prix, … Lire la suite « Ma solitude s’appelle Brando » de Arno Bertina

« Infiniment petit » et « Maternelles » de Patrick Chatelier (éditions Verticales)

(reprise d’un article publié sur remue.net le 1er avril 2005) “J’ai roulé toute la nuit. J’ai repensé. J’ai pensé à la journée d’hier, remémorée. J’ai tout revécu en essayant de comprendre. J’ai vécu en essayant de comprendre. Je n’ai pas compris. Comme je n’ai pas compris, j’oublie. Ce que je ne comprends pas : je l’oublie. … Lire la suite « Infiniment petit » et « Maternelles » de Patrick Chatelier (éditions Verticales)

Bégaudeau joue technique – et juste | « Dans la diagonale », éditions Verticales

(reprise d'un article publié sur remue.net le 9 février 2005) L’inertie a mille visages, manteau mature cheveux bouclés polo moulant, et alors quoi faire sinon obtempérer quand ils ouvrent des bras de pieuvre ? Les coins de rue sont des pièges. Il faut ralentir à l’approche puis s’écarter de l’angle saillant au prix d’une courbe qui … Lire la suite Bégaudeau joue technique – et juste | « Dans la diagonale », éditions Verticales