Produire du temps | Maylis de Kerangal, Un monde à portée de mains (Verticales-Gallimard, août 2018)

«Je croyais que tu voulais être peintre. Paula sursaute : je veux peindre, c'est tout. » Ce roman de Maylis de Kerangal, c'est l'histoire de Paula Karst et de ses deux compagnons de route, Kate et Jonas, lors et depuis leur année d'apprentissage en commun à l'Institut de peinture de Bruxelles (haut lieu, très renommé, « la seule école au monde à enseigner depuis 1882 les techniques traditionnelles de la peinture décorative. », est-il écrit sur leur site) ; c'est aussi l'histoire de cet apprentissage technique (on sait déjà la passion fertile entretenue par De Kerangal avec les techniques de travail les plus variées, de l'architecture à la chirurgie) et ce qu'il produit : un lien, des trajets, individuels et reliés, un début de vie professionnelle (et amoureuse, mais là, ainsi qu'on dit sur les réseaux, c'est compliqué) ; c'est enfin l'histoire de ce travail (des jobs, enchaînés ; une vocation, nébuleuse, entrelacée ; des ouvrages, variés, soignés, méticuleusement décrits).

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Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

[Rencontre avec Maylis de Kerangal, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, vendredi 13 mars 2015] Ces captations vidéo sont un simple témoin (un peu basse def., on s'en excuse, mais au casque tout s'entend) de ces discussions que je m'efforce de faire aussi vives, douces et intenses que possible. Ici, Maylis s'exprime longuement sur sa … Lire la suite Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms. | Maylis de Kerangal (apéro littéraire, à Saint Jean-de-Monts, vendredi 13 mars à 19h)

(Maylis de Kerangal :Relire, poursuivre, continuer) Apéro littéraire avec Maylis de Kerangal, rencontre animée par Guénaël Boutouillet // Le vendredi 13 mars 2015 de 19h00 à 20h30,  Médiathèque - Espace culturel, Boulevard Leclerc, 85160 Saint-Jean-de-Monts ----- "Je songe maintenant à ces noms propres qui sont des toponymes, à ces anthroponymes qui désignent des lieux, à … Lire la suite Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms. | Maylis de Kerangal (apéro littéraire, à Saint Jean-de-Monts, vendredi 13 mars à 19h)

qu’elle comprenne de quoi est fait le temps qui passe (à propos de « Réparer les vivants »| Maylis de Kerangal (éditions Verticales, 2014)

"Réparer les vivants", de  Maylis de Kerangal  (éditions Verticales, 2014) "Le visage de Sean en fond d’écran – ces yeux fendus sous les paupières indiennes – s’éclaire sur son téléphone. Marianne, tu m’as appelé. Illico elle fond en larmes – chimie de la douleur –, incapable d’articuler un mot tandis qu’il prononce de nouveau : … Lire la suite qu’elle comprenne de quoi est fait le temps qui passe (à propos de « Réparer les vivants »| Maylis de Kerangal (éditions Verticales, 2014)

On n’aurait pas imaginé

(photo : Non, il ne s'y  fait pas que du nougat;-) Que ce serait bien, les cafés littéraires de Montélimar, un bon moment de travail et de retrouvailles (voir Benoît Vincent en ses terres, ça vaut large le déplacement), on s'en doutait et on l'attendait sereinement, on l'attendait sans y penser trop au-delà de ce qu'il … Lire la suite On n’aurait pas imaginé

Trente-Quatre | sur | Quatre-vingt-dix-neuf : On

On en est là. On s'installe, on écoute, on regarde, on questionne, on conclut : une rencontre, & puis l'autre. Rencontres publiques avec auteurs, est-ce un métier, c'est du métier, c'est composite, ça me va & comme ça me va j'y vais. (passer, faire passer) On en est là, limite estourbi, en fatigue, cerné des … Lire la suite Trente-Quatre | sur | Quatre-vingt-dix-neuf : On