D’un futur mis au passé faire un possible au présent | Antoinette Rychner, Après le monde (Qui-vive, Buchet-Chastel (2020))

– comme les mauvaises herbes surgissant du goudron urbain me semblent plus efficaces à affirmer que quelque chose doit ne plus être pareil après ce que nous vivons en ce printemps 20, plus performantes qu'un discours performatif (celui qui affirme, doigts croisés, que « Rien ne sera plus pareil »).
Après le monde, est donc, tout romanesque soit-il, sinon un essai (car la fiction y règne), du moins une très belle tentative de produire de l'Après – dans la fiction, dans le poème.

Les photos sont les faux amis de ma mémoire | Isabelle Zribi, quand je meurs, achète-toi un régime de bananes (Qui-vive, Buchet Chastel, 2014)

« Léonor m’invite à rejoindre les romanciers incompris. Je lui explique que cela irait contre mes convictions. -        Dans la poésie, si tu veux, même si je n’aime pas ce mot, dans un texte bref, je peux penser à chaque mot que j’utilise. Mais sur 250 pages, un mot vient avec l’autre comme dans cette chanson … Lire la suite Les photos sont les faux amis de ma mémoire | Isabelle Zribi, quand je meurs, achète-toi un régime de bananes (Qui-vive, Buchet Chastel, 2014)