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Vidéo

Maylis de Kerangal (entretien filmé, Saint-Jean-de-Monts, mars 2015), « La documentation, plus elle est juste et précise, plus elle débride la fiction »

[Rencontre avec Maylis de Kerangal, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, vendredi 13 mars 2015]

Ces captations vidéo sont un simple témoin (un peu basse def., on s’en excuse, mais au casque tout s’entend) de ces discussions que je m’efforce de faire aussi vives, douces et intenses que possible. Ici, Maylis s’exprime longuement sur sa fabrique de fiction, sur son rapport à la documentation, au travail et au repos, aux. personnages (« j’instaure des collectifs de personnages avec lesquels je dialogue »).

Une bien agréable manière d’attendre la parution de son tout prochain livre, A ce stade de la nuit, repris chez Verticales en octobre 2015 après une brève première existence, et dont un extrait vous était déjà donné à lire en amont de cette rencontre, ici : Je pense à ces noms inscrits dans les paysages et je pense aux paysages véhiculés dans les noms.

Maylis de Kerangal partie1~1 from Guenael Boutouillet on Vimeo

Maylis de Kerangal 2 from Guenael Boutouillet on Vimeo.

maylis-recadre

photo : Maylis de Kerangal, copyright Alain Girard-Daudon, mai 2014.

Apéro littéraire avec Maylis de Kerangal, rencontre animée par Guénaël Boutouillet // Le vendredi 13 mars 2015 de 19h00 à 20h30, Médiathèque – Espace culturel, Boulevard Leclerc, 85160 Saint-Jean-de-Monts

 

Journée professionnelle : L’école des loisirs a 50 ans (avec Martin Page, Anaïs Vaugelade et les Enfants Terribles) | jeudi 24 septembre 2015, Saint-Jean-de-Monts

Journée professionnelle : L’école des loisirs a 50 ans

Jeudi 24 septembre 2015, à partir de 13h30, à la Médiathèque Espace culturel de Saint Jean de Monts, 23, boulevard du Maréchal Leclerc, 85160 ST JEAN DE MONTS, Tél : 02 51 58 91 12 Dans le cadre du cinquantenaire officielle de la maison d’édition – voir le site dédié http://50ans.ecoledesloisirs.fr/

« Et quand je réponds « je commence par l’histoire », ça les laisse perplexes. Où est l’histoire ? Dans le texte ? Dans les dessins ? Pour le genre d’albums que je cherche à faire, l’histoire est racontée par le texte et par les dessins, ou plus exactement, entre le texte et les dessins. Quand j’ai une histoire en tête, la première chose que je mets sur le papier ressemble à un storyboard de cinéma, c’est à dire, une suite d’esquisses et de phrases mises en regard. », dit Anaïs Vaugelade dans une belle intervention trouvée sur le web, et c’est ce genre de questions, simples en formulation mais immenses dans leur potentiel de discussion et réflexion, que j’aimerais lui poser. Que j’aimerais leur poser, à elle et Martin Page, des questions de comment qui éclairent mieux que des pourquois. Posons-nous les ensemble ce jeudi d’avril. L’entrée est libre et gratuite. (Guénaël Boutouillet)

En 2015, la maison d’édition jeunesse parmi les plus fameuses (sinon la plus fameuse), aura 50 ans.
Profitons-en pour explorer, avec Martin Page, Anaïs Vaugelade et Thierry Morice de la librairie Les Enfants Terribles (Nantes), quelques facettes d’un immense catalogue, et pour nous pencher avec eux sur leur métier, sur leur art, leur quotidien
Qu’est-ce qu’on imagine, qu’est-ce qu’on raconte et comment le raconte-t-on, en texte et/ou en images, lorsqu’on s’adresse à des enfants ? Quelle importance ce travail revêt-il pour eux ? Quelles spécificités, quelles évolutions de la littérature à destination de la jeunesse ? Quelques questions parmi toutes celles que nous nous poserons, ensemble, en partage.
Cette journée fait suite à celle que nous avions consacrée aux éditions Memo (à l’occasion de leur 20 ans), en novembre 2013. Jeudi 24 septembre 2015, à partir de 13h30, à la Médiathèque Espace culturel de Saint Jean de Monts, 23, boulevard du Maréchal Leclerc, 85160 ST JEAN DE MONTS, Tél : 02 51 58 91 12
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Les invités
Martin Page est né en 1975. Il est l’auteur entre autres de Comment je suis devenu stupide, L’Apiculture selon Samuel Beckett et Manuel d’écriture et de survie. Il écrit également pour la jeunesse. Il écrit parfois sous le pseudonyme de Pit Agarmen. Son dernier roman, Je suis un dragon, est paru en janvier 2015 aux éditions Robert Laffont. Son site : www.martin-page.fr – Il a publié sept livres à l’école de loisirs. J’en ai plusieurs fois parlé sur ce site.


Anaïs Vaugelade est née à Saint-Ouen en 1973. Elle a vécu dans les Basses-Pyrénées jusqu’à dix-sept ans, puis est venue à Paris pour faire de la photo à l’école des arts décoratifs, et, parallèlement, des livres pour enfants à l’école des loisirs. Outre son goût prononcé pour les loups (« Une soupe au caillou » et « L’anniversaire de Monsieur Guillaume ») et pour les crocodiles ( série des « Zuza »), et les cochons (série de la famille « Quichon »), Anaïs Vaugelade interroge comme nulle autre les mystères de la conscience enfantine.  (extrait révisé de sa présentation sur le site de l’école des loisirs – où l’on trouve aussi son imposante bibliographie)


Les enfants terribles, libraires nantais : « Aux enfants terribles, vous trouverez bien-sûr beaucoup de livres (albums, documentaires, bandes-dessinées, romans…) mais aussi une sélection de jeux, des marionnettes, des expositions et surtout cinq libraires exigeants et passionnés pour vous guider dans ce petit monde. » (extrait de leur blog) —– (Journée conçue et animée par Guénaël Boutouillet)

Rencontre avec Emmanuelle Pagano, Saint-Jean-de-Monts, samedi 28 février 2015 (vidéo)

[Rencontre avec Emmanuelle Pagano, café littéraire, Espace culturel de Saint-Jean-de-Monts, samedi 28 février 2015 – dans le cadre de sa résidence partagée en Vendée, avec le Grand R]

Lire la chronique de Lignes et fils (2015,P.O.L)

Partie 1. [vimeo 126042927 w=500 h=375]

Partie 2. [vimeo 126466151 w=500 h=375]

Emmanuelle Pagano était en « résidence partagée » en Vendée, en janvier et février 2015, où elle est revenue régulièrement durant ce printemps 2015. Au même moment (en février) a paru Lignes et Fils, splendide roman des rives et des eaux, chez P.O.L ; et le rapport entre ce livre et ce séjour dans les bocages et les marais dépasse de loin l’ordinaire promotion d’un ouvrage.
Pendant qu’elle présente, notamment, ce livre au public, elle se documente alentour sur d’autres aspects de la vie des hommes et des femmes avec et par l’eau : « La Trilogie des rives », ce sont trois fictions autour de la relation de l’eau et de l’homme à leur point de jonction (les rives). Le premier volume, Ligne et Fils, concerne les rivières et les moulinages, les deux autres volumes s’intéressent aux lacs de barrages et aux différentes retenues d’eau (vol. 2), aux fleuves, estuaires, mers, océans, marées et marais (vol. 3). (extrait d’un article à paraître dans Mobilisons !, revue web et imprimée de Mobilis (Pôle régional de coopération des acteurs du livre et de la lecture en Pays de la Loire).

Merci à l’équipe de la Médiathèque de Saint-Jean-de-Monts, pour la possibilité qui m’est  offerte, et réitérée, depuis 2011, d’y inviter des auteurs, pour une lecture-rencontre, en format café littéraire, le samedi après-midi, et pour cette captation, trace de ce moment.

Anthony Poiraudeau, « tous les morceaux du monde dont je pourrais disposer auprès de moi » (entretien, vidéo, septembre 2014)

photo Anthony Poiraudeau.

photo Anthony Poiraudeau.

Pour des voyages en improbable

Grâce à l’équipe de la Médiathèque de Saint-Jean-de-Monts, et la possibilité qui m’est   offerte, et réitérée, depuis 2011, d’y inviter des auteurs, pour une lecture-rencontre, en format café littéraire, le samedi après-midi, l’entretien entamé avec certains d’entre eux (et converti parfois, au passage, en amitié), peut ainsi se poursuivre, ailleurs, autrement, renouvelé. Merci encore de ce travail et des conditions remarquables dans lesquelles il se fait.

C’est le cas d’Anthony Poiraudeau, dont j’ai suivi de près le travail, de longue date, jusqu’à – et depuis- ce premier livre, Projet el Pocero, paru chez Inculte en 2013, chroniqué ici même, et dont j’eus également le plaisir de mettre en ligne le making-of en trois volets (lire le volet 1, le volet 2, le volet 3), sur remue.net.

Cet entretien, nous l’avons eu septembre 2014, moment où Anthony, de retour d’un voyage de quelques semaines à Churchill, Manitoba, commence sérieusement à organiser ses notes pour donner forme au texte qui découlera de ce voyage en improbable là.

La vidéo est une sorte de planche contact, elle n’est pas de format professionnel comme celle que nous réalisons pour remue.net, mais elle existe, témoigne – et poursuit, en somme, ce qui se fouille, se découvre parfois, en ces moments-là – y compris quand le questionneur (moi-même) est enrhumé, et, de fait, parfois, laborieux.

Elle est en deux parties, coupée par un court et excellent film (extrait d’un documentaire plus long) qui fut diffusé et dont le lien youtube est ci-dessous inséré.

Partie 1 (avec lecture d’extrait d’El Pocero).

Interlude : Séquence sur Ciudad Valdeluz, une ville fantôme, fruit de la bulle immobilière espagnole. Cette vidéo fait partie du web-documentaire NO ES UNA CRISIS, web-documentaire produit par La Société des Apaches en 2013.

Partie 2 (avec lecture d’un extrait inédit du travail en cours).

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Projet El Pocero (Dans une ville fantôme de la crise espagnole), de Anthony Poiraudeau, éditions Inculte / ISBN : 979-1-091887-06-9 / 13×18 | 128 p. | 13,90 €

Thierry Beinstingel, de Central à Faux nègres (entretien en vidéo)

(une photo du livre Faux Nègres, par Thierry Beinstingel lui-même, sur son site).

Depuis quelques années nous travaillons ensemble, avec l’équipe de la Médiathèque de Saint-Jean-de-Monts, et une bonne douzaine d’auteurs y sont venus, déjeuner en bord de mer puis répondre à mes quelques questions. La rencontre, format café littéraire le samedi après-midi,  se double souvent, depuis 2013, d’un avant (apéro littéraire, le vendredi soir, à La Roche-sur-Yon). Comme dans beaucoup de cas (et c’est ce nous professons doctement avec l’ami Yann Dissez durant nos formations données en binôme), partant de bons principes on apprend en marchant, en faisant, en somme, construisant depuis ces bons usages (ici, d’emblée, place faite à un accueil souriant, organisé, souriant au millimètre, en quelque sorte : parfaite répartition des rôles entre nous, qui s’est apprise en cours de route).

Deuxième captation de ces rencontres, après l’entretien avec Laurence Tardieu – et passez outre la nébulosité légère qui nous ceint, Thierry et moi, d’un halo vaguement mystique, c’est un apport impromptu de grand soleil printanier – car le son est parfait, et comme souvent avec un entretien en vidéo, le spectateur que nous sommes devient vite auditeur, revenant se confirmer par l’image, de temps à autre une forme de réalité de l’affaire, du dialogue en cours. (Merci encore de cette captation, dis-je, c’est un immense plaisir que quelque chose puisse rester ailleurs que dans nos mémoires, et se déposer ainsi en ressources sur mon site).

Deux parties à cet entretien : où l’on chemine entre les livres, où Thierry nous lit des extraits, où l’on y parle d’un de ses livres, trop mal connu,  Bestiaire Domestique, de Rimbaud et de son importance en son travail, de la vie d’entreprise, bien sûr, dont on sait, de Central à Retour aux mots sauvages en passant par Ils désertent, à quel point elle compte. De course à pied et de ses études de lettres reprises, en chemin, elles aussi. De rythme de vie, d’écriture et de course. Du vocabulaire, et au-delà, de la langue, des langues (celles du travail, de l’outillage et leur poétique propre ; celle de la communication et des rapports sociaux et leur rapport de domination). On n’y parle pas de web, cette fois, parce qu’un large pan de la conversation la veille, à La Roche-sur-Yon, y fut consacré (à son site personnel, Feuilles de Route, de plus de dix ans d’âge, comme les meilleurs single malt) , et que dans cet art-là (modeste)  de la parole, la conversation se rejoue autant qu’elle se poursuit.

Mais aussi –  mais surtout, sans doute – dans la seconde partie, Thierry  dévoile en avant-première, par une lecture extrêmement douce et charnelle, l’entame de son impressionnant Faux Nègres, à paraître chez Fayard en août 2014). 412 pages, soit dix marathons. Une langue impeccable, modulée haut-de-gamme, à la hauteur, oui, de l’ampleur de ce qu’elle traite ; une lecture du paysage, urbain, politique, de ces régions abandonnées par le pouvoir et tellement promises à la rapacité d’une extrême droite ravalée en façade mais si stable depuis des lustres, en sa haineuse soif de pouvoir, une vue à hauteur d’homme (comme sur la belle photographie de Raymond Depardon qui en orne la couverture). Et, entre cette hauteur de langue, et Rimbaud toujours en faction à chaque phrase (Faux Nègres, c’est Rimbaud mis encore en exergue, même si c’est aussi deux initiales qu’on ne prononcera pas) et l’horizontalité volontaire de vue, un rapport humain, intimement politique, se fait. L’humilité grande de l’homme Beinstingel, extrêmement facile d’abord, ne se dépare pas de cette exigence-là : que l’écriture dise quelque chose qui sans elle, sans ce travail littéraire se dit si peu – et surtout si mal. Grand livre en perspective, on est dedans, on en reparlera bientôt.

Découvrez également ce livre en version commentée, sur son site. Faux Nègres, le roman du roman.

 Partie 1

[vimeo 99996042 w=500 h=375]

Partie 2 (et présentation de Faux Nègres, à paraître chez Fayard en août 2014)

[vimeo 100408632 w=500 h=375]

Faux Nègres, à paraître chez Fayard en août 2014, EAN : 9782213677460, présentation sur le site de Thierry Beinstingel, présentation sur le site de l’éditeur Fayard.

Le site de Thierry Beinstingel, Feuille de route.

Laurence Tardieu, L’écriture et la vie (entretien vidéo)

Rencontre avec Laurence Tardieu, à la Médiathèque de Saint-Jean-de-Monts, samedi 12 avril 2014 from Guenael Boutouillet on Vimeo.

J’ai rencontré Laurence Tardieu, puis les textes de Laurence Tardieu, en l’accueillant sur remue.net durant sa résidence à la FNAPSY, en 2012-2013.

La mise en ligne régulière de son immersion en ateliers, le récit de la prise de risque que ça constitue, sans omission du doute, toujours présent, m’ont été une piste pour entrer dans son oeuvre en cours. Ont aussi stimulé l’envie de la « proposer » comme auteure invitée aux bibliothécaires qui me font confiance.

Cette double invitation, à La Roche-sur-Yon puis Saint-Jean-de-Monts, m’est à chaque fois le prétexte et l’occasion de lire en profondeur un(e) auteur(e), pour non seulement inventer un dialogue qui soit à la fois « vrai » (une discussion qui en soit vraiment une, en n’omettant jamais sa part publique,  son destinataire multiple, une assemblée de lecteurs et lectrices attentifs) et qui se reconduise, différent mais tout aussi audible, le lendemain. De cet exercice il demeure toujours quelque chose, de spécial, dans le lien personnel à l’auteur, mais aussi, de par cette exigence spécifique qu’il requiert, très souvent : de (modestement) bons entretiens. Voici le deuxième de ce séjour, où nous traversons de nombreux aspects du parcours d’auteure de Laurence, ainsi que cette expérience d’ateliers, et son essai L’écriture et la vie (janvier 2014, éditions des Busclats).

Première trace qui en appellera d’autres, pour en redire de ce qui n’est pas dans cet entretien… A lire ensuite, L’incalculable apport, sur remue.net, article consacré au livre Une vie à soi (Flammarion, août 2014) dont Laurence nous fit ici cadeau d’une lecture en avant -première.

(Merci à l’équipe de la Médiathèque pour l’accueil, la fidélité, la captation vidéo, et les déjeuners en bord de mer ; merci à Laurence pour sa générosité et son attention).

Éléments bibliographiques :
Laurence Tardieu, romancière née en 1972 à Marseille, vit à Paris. Après des expériences de théâtre, elle se consacre exclusivement à l’écriture depuis la parution de son premier livre, en 2002.
Bibliographie
Elle a publié, depuis Comme un Père (éditions Arléa, 2002, rééditions Point Seuil), plusieurs romans aux éditions Stock, dont Puisque rien ne dure (2006), Un temps fou (2009), La Confusion des peines (2011) ; ainsi qu’une nouvelle, À l’abandon (Naïve, 2009).

 

Ryoko Sekiguchi, 15 et 16 février Mangers multiples

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(Ryoko Sekiguchi-©HBamberger)

Pensée avec Eric Pessan (lequel a dû, depuis, se retirer de cette affaire-là, à regrets, parce que le temps lui manque pour écrire (ce dont par ailleurs, on ne se plaindra pas – qu’il écrive)), cette visite de Ryoko Sekiguchi en Vendée, visite que j’aurai le plaisir d’accompagner, et d’animer, ce week-end, sera l’occasion de découvrir les multiples talents de la dame, et les les multiples facettes de son œuvre. Ryoko est poète et traductrice. Depuis sa résidence à La Cocotte en 2011, est apparue au grand jour son intérêt pour la gastronomie. Appétence, compétence, et très belle mise en perspective de notre rapport aux aliments et à ce que nous en faisons, que la double parution de Manger fantôme et de L’Astringent, aux éditions Argol, n’a fait que confirmer depuis. Aspects symboliques, linguistiques, et gustatifs, de nos modes de nourriture (et donc: de vie) sont examinés dans ces deux livres, dans leur grande complexité – et tout nous paraît, sinon simple, du moins lumineux. C’est aussi un des traits de la poésie de Ryoko Sekiguchi, à la fois savante, bâtie selon des dispositifs formels complexes, et comme évidente. Offerte, en simplicité.

Programme

Vendredi 15 février, 19 hCafé littéraire (lecture, discussion), Médiathèque Benjamin Rabier – Esplanade Jeannie-Mazurelle à La Roche-sur-Yon
Samedi 16 février, 11hBrunch littéraire « Manger la fumée », avec des mets concoctés spécialement par Ryoko Sekiguchi, à la Médiathèque de Saint Jean de Monts.
Samedi 16 février, 15hCafé littéraire autour de l’oeuvre poétique de Ryoko Sekiguchi

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L’auteure

Ryoko Sekiguchi, née en 1970 à Tokyo, vivant à Paris depuis 1997, est poète et traductrice. Elle a obtenu le prix Cahiers de la poésie contemporaine, en 1988. Elle publie en japonais depuis 1988, est traduite en français depuis 1999, et écrit en français depuis 2003. Traduisant « dans les deux sens » (du français au japonais et vice-versa), elle considère son travail comme toujours « traversé par une certaine manière d’être à deux ». Elle a publié de nombreux livres aux éditions P.O.L

Bibliographie
Elle a écrit notamment Héliotropes, et Deux marchés, de nouveau, Calque, aux éditions P.O.L. ; Apparition, avec Rainier Lericolais (Les Cahiers de la Seine, 2005) ; Le monde est rond, avec Suzanne Doppelt et Marc Charpin (Créaphis, 2004) ; Cassiopée Péca (cipM, 2001). Elle a traduit, entre autres, Pierre Alferi, Atiq Rahimi, Yoko Tawada, Jean Echenoz et Gôzô Yoshimasu ainsi que de la poésie classique japonaise et de nombreux mangas d’auteurs.